mardi 28 octobre 2008

Civilisation perdue-roman

Quand j'ai commencé ce blog, j'ai posé les bases de ce que j'appelle un projet esthétique. Ce projet se donne pour exigence d'intégrer les mutations du monde contemporain au sein du roman : la conscience individuelle rentre en conflit dialectique avec les données d'une civilisation qui lui donne le droit de s'exprimer en tant qu'individu (comme je le fais ici) mais qui le rend invisible dans son idéologie, une idéologie qui tend à en faire un outil de production et de consommation avant tout. Ce paradoxe est connu ; aujourd'hui, il est criant avec la crise économique.
J'ai achevé sur ce sujet un roman dont le titre est Civilisation perdue ; en voici le synopsis :
2015 : le monde vient de connaître un krach boursier sans précédent. Les états sont en faillite. Raphaël Soros est professeur ; il vient d'être licencié car la République ne peut plus le payer. Désoeuvré, il tente la débrouille : d'abord, il se lance dans le trafic d'eau car l'eau est désormais déclarée "denrée rare" et soumise à rationnement. Il se fera arrêter au titre de "délinquant écologique". Là, commence une descente vers l'enfer...
J'ai commencé ce roman il y a deux ans et demi en me documentant à partir de magazines spécialisés, d'écrits théoriques sur les mécanismes de l'économie mondiale et en me fiant à mon intuition ; j'estime que c'est le roman le plus abouti de mon travail de romancière. Et comme je trouve qu'il serait dommage qu'on ne puisse pas le lire à cause de la difficulté à se faire publier, je le propose en téléchargement ou en livre papier sur le site Lulu.com.(chercher Reine Bale, Civilisation perdue)
Peut-être qu'un éditeur s'intéressera à ce livre, mais d'expérience, je ne me fais plus trop d'illusion. Le monde de l'édition est débordé par des préoccupations sérieuses et parfois très futiles ; or sur un tel sujet, il faudrait être un peu réactif. Plus le temps d'attendre des mois avant une hypothétique réponse alors que sur des thèmes anodins, on trouve des tas de publications.
Dans les jours prochains, je donnerai à lire un ou plusieurs extraits : vous jugerez sur pièce.

9 commentaires:

Pierre B. a dit…

Je vous avais cru disparue Reine. J'étais en train de me dire "dommage quand même". Bon, mais je vois que c'est pour une bonne raison.J'ai jamais eu affaire à Lulu. On verra s'il est affable.

Les lettres de Reine a dit…

Non, je n'ai pas disparu, Pierre B. Au contraire, je tente d'exister par tous les moyens qui sont mis à ma disposition ; et ce n'est pas simple. J'ai envoyé ce manuscrit à plusieurs maisons d'édition récemment. Mais plus le temps passe et plus je me dis que les maisons d'édition n'ont plus le temps de lire des nouveaux auteurs. On est trop nombreux pour attirer l'intérêt. L'écrivain doit assurer de plus en plus sa propre visibilité par lui-même. Quant à Lulu.com, le principe est simple : c'est une édition gratuite pour l'écrivain (ce n'est donc pas à compte d'auteur); le lecteur, lui peut choisir une édition papier ou un téléchargement. L'édition papier est bien sûr plus chère que la lecture en ligne. Mais voilà une façon simple et efficace de s'adapter à la demande tout en rémunérant au plus juste le travail de l'écrivain. Le problème maintenant réside dans la diffusion ; c'est la grande inconnue pour moi. Mais déjà, j'ai passé commande d'une centaine de livres rien qu'en ayant fait remplir une souscription à des gens qui me lisent avec régularité depuis longtemps maintenant. Ces cent personnes ont toutes commandé ce livre au tarif de 15 euros.Ce premier réseau ne peut à terme que s'agrandir.

pommeliane a dit…

J'ai un peu contourné le problème en m'éditant sur thebookedition.com
qui permet de livrer des livres papier à la demande. Le tout, c'est de réussir à faire sa promotion, ce qui n'est pas une mince affaire :-))) (et cela, malgré deux livres déjà publié, comme quoi, rien n'est jamais gagné)...
Bien cordialement,
pommeliane

Les lettres de Reine a dit…

Chère Pomméliane,
J'aimerais bien lire votre livre : pouvez-vous m'en donner le titre ? Je pense qu'il faut profiter des blogs pour faire parler de soi : n'hésitez pas. Nous allons par ténacité parvenir à faire ce qu'il faut.De toute façon, à part quelques rares exceptions, je ne trouve pas que les livres vendus dans le commerce soient toujours à la hauteur de ce que l'on peut espérer. Ce n'est pas l'amertume qui me fait dire ça. Il faut être audacieux : c'est ainsi que l'on sera reconnus.

pommeliane a dit…

Bonjour Reine,

J'écris pour les ados et pré-ados. Mon premier livre s'intitule "Le totem perdu" et traite de l'identité. Le second, c'est "Le secret de Keiko" dont le thème principal est l'inceste. Le dernier, non-publié par un éditeur, s'intitule "Un téléphone portable dans la poche" et traite lui, de la délinquance. Trois sujets graves mais importants à mes yeux, à aborder chez les jeunes. Mes deux premiers livres ne se trouvent qu'à Nouméa où j'habite ou bien diffusé sur Internet par http://www.pacific-bookin.com/boutique/ et le dernier est chez http://www.thebookedition.com.
Serait-il possible que vous partagiez avec nous votre expérience de la diffusion par souscription ? Y'a-t-il des choses spécifiques à savoir pour aborder la souscription et comment faut-il s'y prendre ?
Je vous remercie par avance de votre réponse et merci de me laisser aborder ce sujet ici.
Bien amicalement,
pommeliane
http://nicolecalandra.ifrance.com

La contempo-reine a dit…

Chère Pomméliane,
Je trouve en effet que les sujets que vous abordez ne sont pas anodins. J'essaie de mettre pas mal de choses à jour en ce moment, mais dès que j'aurai un tout petit peu plus de temps, j'irai voir vos livres et en parlerai. Pour la souscription,j'en reparle demain ou après demain dans un billet de blog pour que tous les gens que ça intéresse puissent en bénéficier...mais c'est simple comme bonjour !Et n'hésitez pas à utiliser ce blog pour parler de vous et de votre travail.Merci

Lislandais a dit…

Bonjour
Les éditeurs n'éditent plus ou presque plus !
Voilà un avis certes un peu caricatural qui semble toutefois partagé par nombre d'auteurs en mal de publication.
Au lieu de perdre mon temps à envoyer des manuscrits aux éditeurs traditionnels, j'envisage donc moi aussi "l'autopublication" (je ne suis pas certain du terme).
Mais parmi les nombreux prestataires existants, lequel choisir ? Sur quels critères ?
Reine a choisi Lulu, d'autres ici évoquent ThebookEdition; il y a aussi Manuscrit...
Help ! I need somebody help to choose !
Merci à vous

La contempo-reine a dit…

L'Islandais,
voici ma réponse tirée de mon expérience récente ; je viens de recevoir mes livres de chez Lulu : travail nickel, rapide. Ils sont efficaces.Pour les autres prestataires, aucune idée.
Reine

pommeliane a dit…

Je viens de recevoir deux de mes livres que j'avais commandé sur Thebookedition.com et ils sont satisfaisant. Service rapide et soigné aussi. Alors, pour choisir, c'est pas facile :-)