jeudi 16 octobre 2008

Matériel /immatériel

Une mort dans l'âme, ma première blogstory est achevée ; j'ai essayé d'y montrer la part de solitude et de renoncement qu'il y a dans toute vie, y compris quand on se trouve derrière son écran à tenter d'exister pour les autres que ce soit pour les torpiller (c'est encore un moyen d'être au monde) ou pour les aimer sous-couvert de mots bien pesés.
Le relation "virtuelle" ne fait qu'entériner la part d'invisible, de sous-entendus, d'énigme qui traversent tout rapport humain.
Aujourd'hui, du fait d'une délicate attention, j'ai reçu la version papier du roman Rater mieux de Barberine (éditions Léo Scheer) , et voilà que se télescopent des réflexions sur ma blogstory et le devenir de ce m@nuscrit. L'intérêt réside dans le fait que la trajectoire de l'héroïne du livre épouse le destin du livre même : bloquée dans une existence "blanche", la narratrice se cherche une identité, une place dans le monde tout comme son livre passé d'un support virtuel à une trace matérielle. Cette coïncidence forme une cohérence qui fait exister simultanément l'héroïne, le livre et son auteur. Pour Xavier, mon personnage, j'ai songé à un destin similaire : le symbole "matérialisé"de l'ordinateur brisé à la fin lui octroie la possibilité de s'arroger la place qu'il s'est désignée dans ce monde.

2 commentaires:

barberine a dit…

vous avez tout à fait raison. L'édition papier de "rater mieux" est en quelque sorte "la suite" de "rater mieux"!
Géraldine

Anonyme a dit…

intéressant tout ça ; je m'en vais lire Une mort dans l'âme.